|
||||||||||||||
Webmaster Médium Aline Dubois Ses dons Ses témoignages Liste communautée Boutique Item Magic Liens Pub Forum Livre d'or
Avertissement
Déconseillé Instruments Systémes de défense Prières Livres Médecines naturelles Arnaqueurs Divers
Divers Effet Kirlian Fantômes et esprits Flux d'ondes Forces de la nature Influence planétaires Near Death Experience (NDE) Paranormal en général Sixiéme sens animal
Feng-Shui Franc Maçon Gothique L'invasion commerciale Histoires Légendes Magies et sorcelleries Mouvement religieux Mythes O.V.N.I Satanique Sectes Templiers Célébritées (figures emblématique) |
Selon l'étymologie admise couramment, le mot chiromancie provient du mot grec Keir qui signifie main, et du mot manteia , la divination. Cependant, la chiromancie n'est pas née en Grèce mais en Orient, au temps où la Mésopotamie était une des contrées les plus florissantes de la terre (3000 ans avant notre ère). L'on sait toutefois que toutes les cultures et tous les peuples, de l'Egypte, de la Grèce, de l'Inde et de Rome ont utilisé les lignes qui serpentent mystérieusement dans les mains pour y déchiffrer le message que l'on attribuait aux dieux invisibles. En Inde, la chiromancie est appelée Samudrika Shastra , et fait partie des sciences reconnues concernant l'homme. Dans une bibliothèque de Bénarès est conservé le plus ancien manuscrit de chiromancie, un parchemin védique que les spécialistes datent d'environ 2000 années avant notre ère. On sait également que la chiromancie chinoise est largement aussi ancienne que la chiromancie indienne.
En fait, on ne pourra jamais préciser le moment exact, ni l'endroit précis où quelqu'un s'est aperçu que les lignes de la main témoignaient du destin des êtres, de leur passé comme de leur devenir, et illustraient le tempérament d'un individu. Aristote et Platon, et de nombreux autres grands personnages de la Grèce antique furent des fervents adeptes de la chiromancie. Par la suite, les Romains utilisèrent tant la chiromancie que les empereurs durent la limiter, allant même, pour certains, jusqu'à l'interdire. A certaines époques du Moyen Âge, les prêtres interdirent la chiromancie et l'assimilèrent à une forme de sorcellerie. C'est seulement en 1475 que furent publiés, en Allemagne, par Johan Hortlich, les premiers textes décrivant les lignes parcourant la paume des mains ainsi que leur signification. Pendant la Renaissance, au moment de l'émancipation intellectuelle des pays de l'europe occidentale, les chiromanciens avaient pignon sur rue et jouissaient d'une formidable emprise sur les populations à tel point qu'en 1550, le roi Henri VIII d'Angleterre publia un décret interdisant leur activité et les accusant de tromper les honnêtes gens. George III abrogea ce décret deux cents ans plus tard. Jusque-là, on condamnait à mort et l'on exécutait les chiromanciens, ce qui ne les empêcha pas d'exercer – clandestinement – leur art que l'on appela science au XIXe siècle. C'est d'ailleurs sous les règnes de la reine Victoria et du roi Edouard VII que le comte Louis Hamon, chiromancie, surnommé Chéiro, subjugua la société londonienne par ses prédictions en annonçant les principaux événements de leurs règnes. Il écrivit de nombreux ouvrages relatant ses expériences en tant que chiromancien sans pour autant en révéler les véritables secrets.
Parmi les peuples qui popularisèrent cette forme de divination, il y a les Gitans, les Gens du Voyage, qui, par la pratique secrète de la chiromancie parvinrent à subvenir à leurs besoins. Il faut attendre les XIXe et Xxe siècle pour que la chiromancie, art millénaire, retrouve, grâce à des chercheurs comme Louis Mond, sinon un droit de cité du moins une large tolérance, que l'on peut assimiler aussi à une grande indifférence de la part des autorités. Curieusement, c'est au pragmatisme scientifique que l'on doit un regain appréciable de l'étude des doigts et des mains, notamment par la technique des empreintes digitales mise au point entre 1860 et 1880 par William James Herschel et le Docteur Henry Faulds. Ce dernier avait non pas le destin des individus comme objectif mais le souci d'aider les limiers de la police à identifier les criminels qui laissaient l'empreinte de leurs doigts sur les objets, à proximité de leurs victimes. C'est Sir Edouard Henry qui créa pour Scotland Yard le premier bureau d'étude des empreintes digitales. La France suivit cet exemple sous la direction d'Alphonse Bertillon, créateur de l'anthropométrie et de l'identité judiciaire (1882). Ce fut une véritable révolution pour la criminologie, que seule notre moderne recherche à partir des échantillons d'ADN égale de nos jours.
Ainsi, il fut avéré que les mains possèdent un langage véritable, une mémoire, aussi lisible que n'importe quelle écriture, ce qui apporta du même coup un vif intérêt pour la chiromancie. Le fait que parmi les chiromanciens se soient incrustés de nombreux charlatans ne ridiculise pas la chiromancie. Elle reste un art respectable que pratiquent des esprits honnêtes et sérieux, très éloignés des gogos des champs de foire. Nous verrons tout au long des pages de cet ouvrage combien parlantes sont les lignes, ces signes écrits par notre petit dieu intérieur, qui marquent nos mains. Accueil - Forum du site - Menu |
|||||||||||||